Association d'Adultes et de Parents d'Enfants DYSlexiques en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes

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Invitation Conférence et table ronde Espace parentalité de Cap Ouest à Saint Médard en Jalles

L’Espace parentalité de Cap Ouest en partenariat avec la CAF et l’Association RÉAGIR (Réseaux Ados Gironde) a le plaisir de vous inviter au Motiv’ACTION : « Les parents face à la démotivation ou le décrochage scolaire de leurs enfants. »

Le Motiv’ACTION est un projet de prévention du décrochage scolaire qui vise à engager un débat avec les adolescents, les enfants, les parents et les enseignants sur le désengagement scolaire.

Table-ronde parents-enfants
Le mercredi 5 avril de 19h à 20h30 à Cap Ouest
Public : parents, enfants et adolescentes

Intervenant: Dr Michel Damade, (psychiatre spécialisé sur la question du désengagement et du décrochage scolaire)
et l’équipe de psychologues de l’Espace parentalité.

Conférence : Parents, vos enfants face à l’école : motivés ou découragés ?
« Quand nos enfants ont mal à l’école »
Le mercredi 12 avril de 19h à 20h30

Intervenant: Dr Michel Damade

GRATUIT : Inscriptions obligatoires avant le 31 mars 2017, auprès de
l’Espace parentalité au 05 56 57 55 82
ou parentalite@saint-medard-en-jalles.fr

Rencontre avec les adhérents, les parents autour du thème Dyslexie dysgraphie dyscalculie dysorthographie dyspraxie dysphasie FFDYS

La prochaine rencontre aura lieu à St Médard en Jalles le 6 mars 2017 de 20h00 à 22h00, salle annexe 1 parking Pierre Mendès France (derrière la mairie de St Médard en Jalles).

Info sur les transports scolaires

Sur les transports scolaires :

L’article R213-13 du Code de l’éducation stipule : « Les frais de déplacement exposés par les élèves handicapés qui fréquentent un établissement d’enseignement général, agricole ou professionnel, public ou privé placé sous contrat, (…), et qui ne peuvent utiliser les moyens de transport en commun en raison de la gravité de leur handicap, médicalement établie, sont pris en charge par le département du domicile des intéressés ».
Comme il s’agit de « frais de déplacements des élèves handicapés qui fréquentent un établissement » et non pas de frais vers l’établissement et que le cours d’EPS quel que soit le lieu fait bien parti de la scolarité des élèves, cet article s’applique également pour les déplacements vers les lieux de pratique d’EPS.

Offre d’emploi ASCO à St Medard En Jalles

OFFRE D’EMPLOI

Un poste d’animateur activités enfance-jeunesse est à pourvoir au sein de notre association.

Pour en savoir plus, consultez le document ci-joint et n’hésitez pas à en parler autour de vous.

Cordialement.

Patricia Verdier
Secrétariat / Accueil
05 56 95 99 16

Horaires accueil :
Mardi et mercredi : 14h à 19h
Jeudi : 14h à 18h
Vendredi : 14h à 17h30

Comment cultiver l’empathie envers les élèves ayant des TA ?

Les troubles d’apprentissage (TA) forment la catégorie d’anomalies la plus courante dans le système scolaire de l’Ontario : quelque 43 % des élèves identifiés officiellement comme étant en difficulté ont des TA. Cela veut dire que la majorité des élèves de la province côtoieront durant leur cheminement scolaire des pairs et des camarades de classe qui ont des TA. Cependant, comme il s’agit d’un « handicap invisible », ces élèves peuvent avoir de la difficulté à comprendre en quoi consiste la réalité des TA.

Cliquer ici afin d’accéder à l’article En quoi consistent les troubles d’apprentissage ?.

Par définition, les élèves ayant des TA sont intelligents, mais ils ont de la difficulté à « montrer ce qu’ils savent » en raison de difficultés dans les processus psychologiques. De plus, ils sont de deux à trois fois plus susceptibles de connaître des problèmes de santé mentale tels que l’anxiété et la dépression (Wilson et coll., 2009).

Ce qu’il faut savoir surtout, c’est qu’en milieu scolaire, 75 % des jeunes ayant des TA connaissent des difficultés dans leurs relations interpersonnelles (Kavale et Forness, 1996; Milligan, Phillips et Morgan, 2015). L’école est un lieu de socialisation important où les jeunes développent continuellement leurs habiletés de travail en équipe et de collaboration et créent des liens d’amitié. Comme les élèves ayant des TA ont plus de difficulté à socialiser, ils sont plus susceptibles de vivre de la solitude (Valas, 1999) ainsi que du rejet et de l’intimidation aux mains de leurs pairs (Mishna, 2003).

Nous savons que l’accès à un soutien social positif et les liens d’amitié constituent un important facteur de protection qui favorise le bien‑être et une bonne santé mentale. Comment, donc, peut-on développer l’empathie des élèves envers leurs pairs qui ont des TA dans le but de créer un climat positif de soutien et d’entraide dans la classe?

L’empathie

L’empathie se définit simplement comme la capacité de comprendre les sentiments et les émotions que vit l’autre personne (Eisenberg, Fabes et Spinrad, 2006). Faire preuve d’empathie, c’est donc « ressentir » ce que l’autre personne ressent. Pour pouvoir être sensible à l’autre dans son vécu, il faut saisir de l’intérieur les sentiments ou les émotions qui l’habitent. L’empathie nous permet de comprendre le comportement sous différents angles et influence nos réactions (Bugental, Johnston, New et Silvester, 1998).

En encourageant l’empathie dans la classe, nous aiderons les élèves ayant des TA à se sentir mieux compris et soutenus, et nous constaterons peut‑être une amélioration des réactions de la part des camarades de classe.

Comment cultiver l’empathie ?

Suivant la théorie de Ross Greene selon laquelle « les enfants réussissent bien s’ils le peuvent », nous pouvons envisager le comportement d’un élève du point de vue des habiletés comportementales. De façon générale, les enfants veulent réussir et bien faire, et s’ils n’y arrivent pas, c’est souvent parce que quelque chose les en empêche, comme ne pas avoir les habiletés requises pour réaliser une tâche ou avoir des troubles d’apprentissage qui nuisent à l’exécution d’une tâche.

Par exemple, l’enfant dont le TA nuit à son apprentissage de la formation des lettres et de l’écriture peut avoir honte de son travail écrit, et il peut refuser de faire les tâches d’écriture sur papier parce que le résultat ne reflète pas l’effort fourni. Comprendre que le refus d’écrire cache peut‑être des sentiments de frustration, d’anxiété et de honte nous aide, comme adultes, à chercher des solutions créatives pour pallier les difficultés.

En tant qu’adultes dans la salle de classe, nous pouvons modéliser une attitude compréhensive et empathique en évitant de cibler l’élève qui éprouve des difficultés et de nommer publiquement l’erreur perçue, par exemple une écriture incompréhensible.

L’angle des habiletés

Ce ne sont probablement pas seulement les difficultés en écriture ou en lecture qui suscitent l’impatience des pairs à l’égard des élèves ayant des TA. Ces derniers ont souvent plus de difficulté à gérer les relations interpersonnelles et leurs émotions (Milligan et coll., 2015). Le principe selon lequel les enfants réussissent bien s’ils le peuvent s’applique aussi dans les situations de ce genre.

Prenons le scénario suivant :

Alex (TA en raisonnement visuel et TDAH) heurte John alors qu’il entre dans la classe. John dit : « Hé! Fais attention! Tu m’as presque fait tomber! » Alex, qui semble contrarié, répond : « Non, ce n’est pas vrai. » John insiste : « Moi je te dis que oui! Tout le monde t’a vu. Pourquoi mens-tu? » Alex (maintenant en colère) réplique : « Je ne mens pas! Tu mens! Tu essaies toujours de me causer des problèmes. » Alex continue à crier tandis que les autres enfants entrent dans la classe en murmurant entre eux : « C’est quoi son problème ?»
M. Greene nous recommanderait d’envisager cette situation sous l’angle des habiletés. Quelles habiletés font défaut à Alex ?

Le raisonnement visuo-spatial, la conscience du corps, le contrôle des impulsions et la régulation des émotions sont des domaines de difficulté pour Alex. Dans ce cas, l’enfant est-il « volontairement » déraisonnable, ou est-ce simplement qu’il n’a pas les habiletés requises pour bien faire? En discutant avec les élèves des comportements perturbateurs des camarades de classe, on peut influencer leur compréhension vers une attitude plus empathique.

Si vous pouvez voir le comportement de l’élève comme un problème d’HABILETÉ plutôt que de VOLONTÉ, vous pourrez alors aider les autres élèves à en faire autant.

Équité vs égalité

En tant que professionnels de l’enseignement, votre capacité de modéliser l’empathie aura une grande influence sur l’élève en difficulté et sur l’ensemble de la classe. Par le fait même, vous aiderez aussi les élèves à voir qu’ils possèdent tous des habiletés différentes et que faire preuve « d’équité » signifie répondre aux besoins propres à chacun.

Un exemple visuel représente la différence entre égalité et équité

Un exemple visuel comme celui‑ci peut aider les élèves à saisir la différence entre égalité et équité. Dans l’image de gauche, les trois enfants sont traités de la même façon et reçoivent le même soutien, qu’ils en aient besoin ou non. Le plus grand reçoit plus que ce dont il a besoin, tandis que le plus petit ne reçoit pas un soutien suffisant et ne peut toujours regarder la partie de baseball.

L’équité, en revanche, signifie que chaque élève reçoit le soutien dont il a besoin, comme on peut le voir dans l’image de droite. Comme les trois enfants obtiennent le soutien approprié, ils peuvent tous regarder la partie de baseball. Bien que les enfants ne reçoivent pas le même traitement, ils sont traités de façon équitable et chacun reçoit ce dont il a besoin pour réussir.

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